La Fédération Française des pêcheurs en mer, a toujours émis sa volonté de défendre les pêcheurs, dans ce contexte elle a soutenu ce mouvement, car la décision prise par l’Europe, lui a semblé injuste vis-à-vis des pêcheurs.

De nombreux propos et informations se croisent, nous avons effectué une synthèse.

Aujourd’hui, de nombreux échanges d’émail, ou courriers laissent penser qu’une levée de l’interdiction de pêcher le bar au-dessus du 48ème paramètre, serait adoptée à partir du 1er octobre 2018.

Cependant, même si l’assouplissement de la réglementions sur la pêche au bar se dessine, nous devons rester très prudents tant que cela n’est pas acté par les personnes concernées  de l’UE.

Cette annonce, laisse entrevoir un apaisement  pour les pêcheurs amateurs de la Bretagne Nord, Normandie, Seine Maritime et Nord Pas de Calais, après plusieurs mois de colère et d’incompréhension (Manifestation à Morlaix du 10 Mars 2018).

Toutefois, un petit historique de ce combat est nécessaire pour mieux comprendre les prises de position des différentes personnalités, associations, pêcheurs etc.…..

  • En 2017, les pêcheurs de loisir avaient le droit de pêcher un bar par jour et par pêcheur du 1erjuillet au 31 décembre.
  • Fin 2017 (13 Décembre 2017), après des études scientifiques qui s’inquiétaient de l’état des stocks de bar, la pêche fut interdite à toute fin récréative au nord du 48eparallèle, c’est à dire  au niveau de la baie d’Audierne.
  • Une mobilisation, des pêcheurs mais aussi des élus locaux fut forte.

Le Conseil européen s’était engagé à effectuer de nouveau, une étude des stocks pour éventuellement, relâcher la pression sur les pêcheurs si les nouveaux résultats le permettaient

Retour sur le décret

L’organisme européen CIEM qui émet un avis scientifique sur lequel s’appuient les Ministres européens pour établir un quota de pêche ou une interdiction avait rendu un 1er avis totalement absurde.

En effet, cet avis « estimait » (sans étude concrète et factuelle) que la pêche de loisir récréative du bar (pêche à la canne du bord ou en bateau) « créerait » plus de mortalité que la pêche professionnelle.

Ensuite, ce même organisme CIEM accordait un quota de 3 bars par personne et par jour au sud du 48eme parallèle (toute la zone qui se situe au sud d’une ligne traversant la Bretagne d’ouest en est) alors qu’il interdisait totalement la pêche du bar au nord de cette zone.

Ces informations nous laissent perplexe devant un tel amateurisme!

Un texte est dévoilé le  mardi 4 septembre 2018 mentionnant en effet une amélioration des stocks. « Grâce aux mesures garantissant la reconstitution du stock, la biomasse devrait augmenter en 2018, précise le texte. L’avis du CIEM (Conseil international pour l’exploration de la mer) indique également une baisse de la mortalité due à la pêche récréative. »

Conséquence quasi-immédiate, la commission considère « qu’il y a lieu de modifier le règlement en conséquence« . Le quota d’un bar par pêcheur et par jour va donc être rétabli pour la période entre le 1er octobre et le 31 décembre 2018.

Comment comprendre un tel revirement de situation au sein des institutions scientifiques et surtout de la crédibilité de la commission européenne.

Même si, le collectif la mer à tout le monde, les associations, les élus,  ne peuvent que se féliciter du retour à un bar par jour, nous restons quand même très sceptiques sur les modalités et autres de ce revers, mais, c’est une grande satisfaction, c’est l’aboutissement d’un gros travail de cohésion, pour défendre cette cause !

Il est indispensable de saluer le travail des nombreux élus, les sénateurs, les députés, qui ont œuvré pour cette cause, en apportant un soutien total, la mobilisation des élus a abouti à la création d’un groupe pêche de loisir à l’Assemblée Nationale.

En corrélation avec le ministre de l’agriculture, Mr Stéphane Travers, ce  groupe a interpellé le commissaire européen chargé de la pêche Mr Kermenu Vella pour l’informer que les données, sur lesquelles s’était basée la commission en décembre 2017, étaient largement surévaluées.

Pour conclure nous devons maintenant  nous tourner vers 2019, année pour laquelle nous réitérons notre volonté d’obtenir :

  • Un système de quotas annuels ou mensuels,
  • Taille universelle maturité sexuelle à42cm pour toutes les pêcheries,
  • Pêche interdite pour tous, du mois janvier à avril inclus (période de frai),

La FFPM, au travers de cet engagement, s’investit encore plus pour la préservation de la ressource et de la pêche raisonnée……

Nous devons rester mobilisés…… avec Philippe BRAS et le Collectif « La mer à tout le monde ».